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Expertise malfaçons de construction

Identifier et faire reconnaître

Malfaçons : documenter les défauts pour obtenir réparation

Un défaut d'exécution, un DTU non respecté, un résultat non conforme aux engagements ? L'expert identifie chaque malfaçon, la documente en référence aux normes et chiffre les reprises — votre meilleur levier face au constructeur.

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DocumentationProbante et rigoureuse
DTU & normesRéférences précises
ChiffrageCoût de reprise estimé
IndépendantSans lien entreprise
Comprendre la malfaçon

Un défaut d'exécution, pas un simple défaut d'usure

La malfaçon se distingue du vieillissement normal : elle résulte d'une faute dans la mise en oeuvre — règles de l'art non respectées, DTU violés ou engagements contractuels non tenus. L'expert la documente objectivement (photographies, mesures, références normatives), en évalue la gravité et chiffre les travaux de reprise. Son rapport constitue la pièce maîtresse de toute démarche amiable ou judiciaire.

Niveaux de gravité

Toutes les malfaçons ne se valent pas

La gravité de la malfaçon détermine les garanties mobilisables, les délais pour agir et l'ampleur des réparations. L'expert qualifie chaque défaut selon son impact réel.

Niveau 1

Malfaçon esthétique

Défaut visuel sans impact sur la solidité ni sur l'usage normal du bâtiment.

  • Joints de carrelage irréguliers
  • Teintes de peinture non uniformes
  • Menuiseries mal ajustées
  • Enduit avec défaut de planéité
1 an Garantie de parfait
achèvement
Niveau 2

Malfaçon fonctionnelle

Défaut altérant le confort, l'usage ou la performance du bâtiment.

  • VMC inefficace ou bruyante
  • Chauffage sous-dimensionné
  • Plomberie avec contre-pentes
  • Isolation thermique insuffisante
2 ans Garantie biennale
(équipements)
Niveau 3

Malfaçon structurelle

Défaut compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

  • Ferraillage insuffisant
  • Fondations inadaptées au sol
  • Infiltrations par défaut d'étanchéité
  • Fissuration progressive des murs
10 ans Garantie décennale
(art. 1792 C. civ.)
Typologie

Les malfaçons les plus fréquentes

L'expert maîtrise les normes applicables à chaque corps d'état et détecte les écarts de mise en oeuvre, même les plus subtils.

Structure & gros oeuvre

Béton de mauvaise qualité, ferraillage insuffisant, murs porteurs sous-dimensionnés. L'expert vérifie les sections, les armatures et les tolérances normatives.

Étanchéité & couverture

Membrane mal posée, points singuliers non traités, toiture avec recouvrement ou pente insuffisants. Vérification aux DTU 40.x et 43.x.

Revêtements & carrelage

Carreaux sonnant creux, joints insuffisants, planéité hors tolérances. Contrôle au DTU 52.1 : joints de fractionnement, désolidarisation, épaisseur de colle.

Isolation & thermique

Ponts thermiques non traités, épaisseur d'isolant non conforme, pare-vapeur absent ou mal posé. Vérification caméra thermique et DTU 45.10.

Électricité & réseaux

Non-conformités à la NF C 15-100, mise à la terre absente, sections de câbles inadaptées, défaut de protection différentielle.

Façades & enduits

Faïençage, épaisseur non conforme au DTU 26.1, absence de barbotine d'accrochage, application par conditions météo inadéquates.

Notre démarche

Du constat au recours en 3 étapes

Étape 1

Constat sur site

L'expert inspecte les travaux incriminés, relève chaque défaut (localisation, mesures, photographies) et identifie les DTU et normes applicables. Instruments utilisés : niveau laser, fissuromètre, hygromètre, caméra thermique.

Étape 2

Rapport technique

Chaque malfaçon est documentée : description factuelle, référence normative violée, impact technique, photographies annotées. Le coût des travaux de reprise est estimé poste par poste sur la base de référentiels de prix reconnus (Batiprix, Untec).

Étape 3

Accompagnement au recours

Le rapport sert de base à la mise en demeure ou à la procédure judiciaire. L'expert vous conseille sur la voie la plus adaptée (amiable, référé, action au fond) en fonction des garanties mobilisables et des délais de prescription.

Vos questions

Questions fréquentes sur les malfaçons

Quelle différence entre malfaçon et vice caché ?
La malfaçon résulte d'un défaut d'exécution : l'entreprise n'a pas respecté les règles de l'art ou les DTU. Le vice caché (art. 1641 C. civ.) est un défaut non apparent lors de la vente, quelle qu'en soit l'origine. Les régimes juridiques diffèrent : la malfaçon mobilise les garanties de la construction (parfait achèvement 1 an, biennale 2 ans, décennale 10 ans), le vice caché relève du droit de la vente (2 ans après découverte).
Quels sont les délais pour agir ?
Garantie de parfait achèvement : 1 an après la réception. Garantie biennale : 2 ans (équipements dissociables). Garantie décennale : 10 ans (solidité et impropriété à destination). Au-delà, la responsabilité contractuelle de droit commun peut être engagée pendant 5 ans. Il est crucial d'agir rapidement dès la constatation des défauts pour préserver vos droits.
L'entreprise est-elle toujours seule responsable ?
Pas nécessairement. L'architecte (conception ou supervision), le fabricant du matériau défectueux et le bureau d'études (dimensionnement) peuvent aussi être impliqués. L'expert analyse la chaîne des responsabilités et identifie tous les intervenants concernés. En cas de pluralité, la solidarité permet de réclamer la totalité à un seul responsable.
Expertise unilatérale ou contradictoire ?
L'expertise unilatérale (vous seul la commandez) est plus rapide et moins coûteuse — sa valeur probante est reconnue par la jurisprudence. L'expertise contradictoire, où l'entreprise est convoquée, a une force supérieure car elle respecte le contradictoire. L'expert vous recommande l'approche adaptée : unilatérale pour engager les discussions, contradictoire si le dialogue est rompu ou un contentieux envisagé.
L'assurance décennale couvre-t-elle toutes les malfaçons ?
Non, seulement les désordres de nature décennale : ceux qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Pour les malfaçons esthétiques ou fonctionnelles mineures, seule la responsabilité contractuelle de l'entreprise est engagée. Le rapport d'expertise est indispensable pour constituer le dossier et justifier la prise en charge.

Des malfaçons constatées ? Faites-les documenter

Nos experts identifient et quantifient chaque défaut avec rigueur, en référence aux DTU et normes applicables. Le rapport constitue votre meilleur levier pour obtenir réparation — agissez vite, les délais de garantie sont limités.

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