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Invisible pendant des années, la corrosion attaque les armatures du béton armé, les canalisations et les structures métalliques. Quand les premiers signes apparaissent en surface, le processus est déjà avancé.
Demander un diagnostic corrosionÉclatement d'enrobage du béton en surface.
Coulures de rouille sur les parois béton.
Fissures longitudinales suivant les armatures.
Eau colorée au robinet (canalisations).
La corrosion des armatures représente plus de 50 % des coûts de maintenance des structures en béton armé en France. Dans un béton sain, le pH élevé (~13) protège l'acier par une couche de passivation. Quand cette protection est rompue — par carbonatation ou pénétration de chlorures — la corrosion produit des oxydes dont le volume est 2 à 6 fois supérieur à celui de l'acier, provoquant l'éclatement de l'enrobage.
Chaque mécanisme a ses agents agressifs, ses signes et ses solutions. L'expert identifie le type pour préconiser le traitement adapté.
Le CO₂ atmosphérique pénètre le béton et abaisse le pH sous 9, dépassivant les armatures. Progression : 1 à 5 mm/an en milieu urbain. Détection par phénolphtaléine sur carotte.
Ions chlorure (embruns, sels de déverglaçage) provoquant une corrosion par piqûres intense et localisée. Peut réduire la section d'acier sans signe extérieur visible.
Deux métaux différents en contact avec un électrolyte : cuivre/acier galvanisé, aluminium/cuivre. Solution : raccords diélectriques isolants.
Les sulfates du sol réagissent avec le ciment pour former de l'ettringite secondaire expansive. Gonflement, fissuration et désagrégation progressive du béton enterré.
Réaction entre les alcalins du ciment et certains granulats siliceux. Fissures en « peau de crocodile », gel blanc en surface. Processus lent mais irréversible.
Piqûres cuivre (eau agressive pH < 7), épuisement zinc sur acier galvanisé (15-40 ans), graphitisation de la fonte. Eau colorée, fuites récurrentes.
La corrosion des armatures suit un processus en deux phases distinctes. Intervenir pendant la phase d'initiation est 5 à 10 fois moins coûteux que réparer en phase de propagation.
Les agents agressifs (CO₂, chlorures) pénètrent progressivement le béton d'enrobage sans dommage apparent. L'armature est encore protégée.
La couche passive est rompue. La corrosion s'auto-entretient en présence d'oxygène et d'humidité, produisant des oxydes expansifs.
L'expert utilise des techniques non destructives et des analyses en laboratoire pour évaluer l'état des armatures et la durée de vie résiduelle.
Un diagnostic préventif tous les 10-15 ans permet d'intervenir au stade le plus économique. Les traitements préventifs (30-80 €/m²) coûtent une fraction des réparations curatives (150-400 €/m²).
N'attendez pas que les armatures soient à nu. Un diagnostic corrosion évalue l'étendue du problème et préconise les traitements adaptés avant que la structure ne soit compromise.